Archives par mot-clé : musée rimbaud ; rimbaud ; charleville ; charleville-mézières

Poste restante : vous avez écrit à Rimbaud, contactez nous ! You have written to Rimbaud, contact us!

poste_restante_rech_02« Ecrire c’est espérer une réponse ». « Si tu es revenu, fais le savoir ». « Ta bohème est encore la nôtre ». « Je vous remercie comme on regarde une étoile ». « Un paradis sans vous ne serait pas un paradis ».

« Qui sont ces anonymes qui écrivent encore à Rimbaud aujourd’hui ? »

Tous ces mots « sortis du plus profond des cœurs » sont ceux d’anonymes qui depuis des années écrivent à Rimbaud des lettres adressées « rue du Bateau ivre, avenue des Illuminations, rue du Dormeur du Val… », parfois depuis le bout du monde.
Grâce à la fantaisie d’un facteur, tous ces courriers sont arrivés au cimetière où demeure Rimbaud à Charleville-Mézières. Ils y ont rejoint d’autres lettres et objets laissés sur la tombe.
Des courriers si nombreux qu’une boîte aux lettres y est accrochée depuis 2006. Ce trésor d’humanité, le projet de film documentaire Poste Restante à travers l’amour de Rimbaud souhaite le faire revivre en partant à la recherche de ces auteurs du bout du monde, pour tenter de comprendre leur démarche.
Vous avez écrit à Rimbaud ou laissez un cadeau, contactez-nous. Notre projet vous intéresse, partagez.
Ce projet sera diffusé à Charleville-Mézières dans le cadre des Ailleurs poétiques en octobre 2018. Nous sommes soutenus par la ville de Charleville-Mézières, le musée Arthur Rimbaud et la fondation de la Poste.
https://www.facebook.com/PosteRestanteAtraversLamourdeRimbaud/
______________________________________________________________

Poste restante: you have written to Rimbaud, contact us!

« To write is to hope for an answer ». « If you came back, let it know. » « Your bohemian is still ours ». « I thank you as we look at a star ». « A paradise without you would not be a paradise. »
All these words « come out of the deepest of hearts » are those of anonymous people who for years have written to Rimbaud letters addressed « rue du Bateau drunk Avenue des Illuminations, rue du Dormeur du Val … », sometimes from the end of the world .
Thanks to the whim of a postman, all these couriers arrived at the cemetery where Rimbaud lives in Charleville-Mézières. They joined other letters and objects left on the grave. So many letters that a mailbox has been hung there since 2006.
This treasure of humanity, the project of documentary Poste Restante through the love of Rimbaud wishes to revive it by going in search of these authors of the last of the world, to try to understand their approach.
You wrote to Rimbaud or leave a gift, contact us. Our project interests you, share.
This project will be broadcast in Charleville-Mézières in the context of Ailleurs Poétiques in October 2018. We are supported by the city of Charleville-Mézières, the Arthur Rimbaud Museum and the foundation of the Post Office.

Carte postale sonore : Ernest Pignon Ernest autocritique son célèbre Rimbaud

11696282_10205536243217869_7935627354593957469_o
Ernest PIgnon Ernest dans l’Auberge verte attenante au musée Rimbaud où il a été le premier à exposer. Photo : Carl Hocquart

Le 27 juin 2015, l’un des fondateurs du street art en France, Ernest Pignon Ernest faisait partie des visiteurs du nouveau musée Rimbaud encore en travaux mais inauguré. Pour l’occasion, il avait accepté d’ouvrir le cycle des expositions temporaires présentées dans l’Auberge verte à deux pas du musée.

Lors de la visite, il a redécouvert avec nous le dessin de Rimbaud qu’il avait collé sur le chemin de Charleville-Mézières à Paris dans les années 70 et dont il a offert un exemplaire à la ville, il y a plusieurs années. Avec une grande simplicité et beaucoup d’humilité, il a livré son sentiment sur cette oeuvre pérennisée dans le musée. Son souhait : que le temps et les eaux l’emportent.

@Nathdit utilise enfin cette archive suite à un échange sur facebook concernant le musée Rimbaud et la crainte entre autres de voir disparaître l’oeuvre d’Ernest PIgnon Ernest. Je remercie au passage Carl Hocquart qui m’a cédé une de ses photos (la 11e) et celle ci-contre.

Ernest Pignon Ernest redécouvre son Rimbaud Durée 3’20 »

Ernest Pignon Ernest redécouvre son Rimbaud dans le musée de Charleville-Mézières from Nathdit on Vimeo.

Alors voilà c’est fait : le musée Rimbaud a été inauguré

Alors voilà c’est fait : le musée Rimbaud a été inauguré. Cela s’est-il passé dans de bonnes conditions ? 

IMG_4667
Jacques Bonnaffé et assis à sa droite Ernest Pignon Ernest.

Si on s’en tient au site, l’île du Vieux Moulin, au soleil, à la nouvelle bière créée par l’AAPH et présentée à cette occasion, aux belles rencontres qu’il est possible de faire tant Rimbaud brasse d’univers, à l’exposition inaugurale du généreux et bienveillant Pignon-Ernest et aux différentes représentations des amateurs de tous âges, en passant par la manif Rimbaldienne, jusqu’aux excellents Bonnaffé père et fils, on sort de cette journée plutôt ravi.

Mention spéciale pour Rimbaud 2.0

Mention spéciale aussi au projet de Raphaël Audaire, Rimbaud 2.0, qui est peut-être ce qu’il y avait de mieux à faire pour faire vivre la poésie de Rimbaud au 21e siècle. Dix courts métrages représentant un patchwork de visages disant des poèmes de Rimbaud, avec toutes les imperfections et les beautés qui font l’humanité.  Le projet devrait être disponible sur le net et on lui souhaite une longue vie.

Thiéfaine a « ouvert la scène ouverte » avec l’affaire Rimbaud… Et puis…

Pour le reste, difficile d’oublier le sentiment de frustration de certains visiteurs qui ont préféré ne pas venir ou bien faire demi-tour en comprenant que la visite serait celle d’un chantier.  Pour ceux qui sont restés, difficile aussi d’être pleinement satisfaits. Grenier inaccessible, collections non présentées… Qu’en retiendra la presse nationale venue sur place ? Reviendra-t-elle pour une visite complète ?

IMG_4614
Hubert Félix Thiéfaine a assisté aux discours, en partie.

Etrange aussi, le passage éclair de Thiéfaine sur scène, peut-être mal à l’aise à cause des médias (@Nathdit y compris) qui voyaient en lui l’un des interlocuteurs les mieux placés pour parler de Rimbaud. Alors qu’il allait entrer dans l’ascenseur pour visiter le musée, il a préféré partir. Sur scène, alors que le programme annoncé « quelques uns de ses morceaux », il a « ouvert la scène ouverte «  avec une seule interprétation de l’affaire Rimbaud. Tant pis pour les retardataires. Ils pourront se rattraper lors du prochain Cabaret Vert.

Avant la poésie, de très longs discours

IMG_4623

La cacophonie dénoncée par l’élu PCF Sylvain Dalla Rosa lors du dernier conseil municipal n’a pas vraiment eu lieu sur la scène ce samedi matin.  Au moins en apparence. Toutes les parties prenantes du projet ont eu leur temps de parole après le maire Boris Ravignon :  la fondation du patrimoine, un représentant de Total puis de Benoît Huré (président du département qui en son temps n’avait pas tout de suite mis la main à la poche), le président de la région Jean-Paul Bachy et le préfet, Frédéric Périssat.

Et avant eux, l’ancien maire de Charleville-Mézières, Claudine Ledoux. Visiblement ravie de retrouver sa ville, elle a presque pris le même temps de parole que le maire actuel.  Il faut dire qu’elle est  à l’origine du montage de ce projet en 2009, avec son équipe municipale, composée alors notamment de Nadia Tourneux aux finances et Julien Sauvage à la culture.

Morceaux choisis des interventions de Boris Ravignon et Claudine Ledoux

On se souvient qu’alors le montage financier avait été long et certains financeurs difficiles à motiver. Le projet avait failli être abandonné.  Mais quand il s’agit de Rimbaud et de défendre Charleville, l’union sacrée semble finalement de mise.

Estimé à 4,7 millions d’euros, le coût final de l’opération devrait s’élever à 5,4 millions une fois les dépenses de communication ajoutées. Espérons pour la ville que la communication portera de bons fruits.

Quant aux plus Rimbaldiens, ils pourront peut-être se consoler en se disant qu’inaugurer un musée en chantier avait quelque chose de surréaliste qui n’aurait peut-être pas déplu au poète. Sur Rimbaud après tout, on n’en est pas à une polémique près.