Archives de catégorie : Rimbaud

img_8249Dans le n°178 de novembre et décembre, le matricule des Anges, magazine de littérature contemporaine, fait sa Une avec un écrivain important pour Charleville-Mézières : Stéphane Bouquet.  A 48 ans, l’écrivain  peut énumérer une  impressionnante liste d’activités artistiques : écrivain, scénariste, critique, traducteur, poète, comédien, danseur…

Les Carolomacériens peuvent y ajouter une ligne. Car ceux qui ont visité le nouveau musée Rimbaud, ont certainement déjà lu du Stéphane Bouquet. Ou peut-être un peu plus tard, quand une fois rentré chez eux, ils ont pris connaissance en détail du livret intitulé  » Carnet d’un itinéraire «  délivré avec le ticket d’entrée.

Analyse littéraire de la vie de Rimbaud

La conception et l’écriture de ce récit a été assuré par Stéphane Bouquet. Et plus encore. L’écrivain a participé avec le plasticien Claude Lévêque à la conceptualisation de « la maison littéraire Rimbaud » « à la demande des Architectes Abinal et Ropars dès le moment du concours ». La problématique était double (a minima) : parvenir à répondre à la question  « comment expose-t-on de l’écriture ? » et  de « ne pas exposer le mythe »…

Dans un entretien qu’il nous avait accordé en 2015 dans le cadre d’un article pour le Journal des Arts, alors qu’il était à Charleville-Mézières pour l’enregistrement des voix diffusées dans les douches sonores, il avait expliqué sa démarche : proposer une relecture de Rimbaud, une sorte d’analyse littéraire de l’oeuvre et de la vie de Rimbaud et la traduire par l’architecture et la muséographie.

L’article du Matricule des anges ne fait, aucune mention à Rimbaud, ni à son musée, mais il revient en détail sur le parcours de Stéphane Bouquet, un homme complexe, et laisse entrevoir peut-être certaines correspondances avec Rimbaud. Le dossier développé à son sujet fait suite à sa dernière actualité,  la parution aux éditions Champ Vallon, de Vie commune.  » Un livre incongru » des mots du directeur de publication, Thierry Guichard .

Une expo à graver dans votre agenda

Oui je sais, le jeu de mots (ci-dessus) n’est pas à graver dans vos mémoires. Pourvu seulement qu’il vous incite à aller à la médiathèque Voyelles. Vous avez jusqu’au 31 décembre pour admirer l’exposition Graveurs et gravures de l’Ardenne, organisée par la revue des Amis de l’Ardenne avec pour commissaire Roland Frankart.

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Roland Frankart, commissaire de l’exposition devant des linogravures de Bonaventure Fieullien.

Un magnifique panorama de l’Ardenne en noir et blanc vous y attend. Et pas seulement. 55 gravures, 14 artistes. On traverse le siècle dans une variété de techniques étonnantes (jusqu’à l’eau sucrée !). Tout ceux qui ont gravé là ont un lien avec l’Ardenne (française et belge), qu’ils y soient nés ou qu’ils y aient eu des attaches. On y retrouve Bonaventure Fieullien, Morin-Jean, Jean Deville, Camille Barthélémy et des artistes contemporains : Jean-Claude Renaud, Danièle Brossard, Julie Faure-Brac, Omer Resic, Simon C. ETC

De quoi donner envie de tester les ateliers de gravure de l’espace Lebon.

Et vous voulez en apprendre davantage, les Amis de l’Ardenne ont édité le n° 53, Graveurs et gravure d’Ardenne, 12 euros.

Sur le même sujet : Le père Bonaventure Fieullien exposé à Charleville-Mézières, l’Avenir de Namur, jeudi 15 décembre 2016.

Une édition exceptionnelle du Bateau ivre 100% ardennaise

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Recette pour une édition d’exception : Composez le Bateau Ivre d’Arthur Rimbaud en Garamond corps 24, caractères typographiques spécialement fondus par « Frédéric Tachot, le dernier fondeur de caractères en France, à Saran près d’Orléans » ; insérez un papier chiffonné en vélin d’Arches de format raisin (50 x 65 cm) ; tirez le barreau d’une presse à bras de 1850 « un modèle rare en France » ; pliez à la main en quatre pour faire un cahier de huit ;

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Cette presse à bras date de 1850.

cousez le dos toujours à la main avec quatre aiguilles ; illustrez chaque strophe d’une oeuvre abstraite de Simon C., peintre ardennais de 91 ans…

Et vous obtiendrez un ouvrage bibliophilique d’exception tiré à 150 exemplaires (125 pour le tirage courant et 25 exemplaires pour le tirage de tête + avec une illustration originale).

 

« Impression et façonnage compris, c’est environ 300 heures de travail à trois »

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Sylvie Quinart a cousu chaque dos à la main avec quatre aiguilles..

« Impression et façonnage compris, c’est environ 300 heures de travail à trois » détaille François Quinart, qui tient la librairie-imprimerie Arch’libris.

Il est aussi membre de l’association Art et Passion du Livre en Ardenne (Apla), présidée par Jean-Pierre Legros, et qui a impulsé la création de ce livre d’art. Depuis 2014, l’ APLA a réalisé deux plaquettes : Jules Leroux et Paul Drouot, poètes ardennais mort à la première guerre ; le livre Aux verts fuseaux de la Semoy et de la Meuse, qui regroupe des poèmes de Jean Rogissart  et le porte-folio Simon C., 70 ans de peinture. Quant à la presse à bras, rénovée depuis quelques mois, c’est son premier livre. Elle avait jusque-là  permis d’imprimer une très belle version du poème Voyelles.

 Plus de 200 références bibliophiliques autour de Rimbaud

Cette version du Bateau ivre de Rimbaud viendra rejoindre une création bibliophilique importante autour du poète ardennais selon le président des Amis de Rimbaud, Alain Tourneux qui estime à plus de 200 le nombre de références, mais sans doute une des premières à ce point ardennaise. La dernière en date serait du père Bonaventure Fieullien dont certaines gravures sont justement exposées du 8 au 31 décembre à la médiathèque.

Trois peintures remises au Musée de l’Ardenne samedi 10 décembre

Pour voir de plus près cette nouvelle édition du Bateau ivre, rendez-vous le samedi 10 décembre à 15 heures pour une dédicace du peintre Simon C. A cette occasion, l’association remettra trois peintures de Simon C. et sélectionnées par lui pour le musée de l’Ardenne.

Les deux éditions étaient vendues à des prix raisonnables : 160 euros le tirage de tête, 90 euros le tirage courant. Etaient, car elles sont toutes vendues.

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L’association a opté pour un format Raisin (50 x 65 cm) mais il est possible d’aller jusqu’au format maximal avec cette presse : le Grand colombier (60 x 80 cm)
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« Les 25 oeuvres originales sélectionnées avec Simon C. pour l’impression sont ajoutées dans chacun des tirages de tête », explique Jony Villeneuve, secrétaire de l’association.
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Claude Guichard et François Quinart impriment les derniers feuillets.