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Chambre noire : portrait d’une féministe extrémiste et paradoxale

Chambre noire d’Yngvild Aspeli, Plexus Polaire, Inspiré de La Faculté des rêves de Sara Stridsberg  – A partir de 16 ans – 1 heure – Marionnettes à taille humaine – Création – Première en France

Portrait de Valérie Solanas, féministe américaine connue pour sa tentative de meurtre sur Andy Warhol

CHAMBRENOIRE_11Photo : Benoît Schupp

Avril 1988 – San Francisco . Une chambre d’hôtel. Des néons roses. Un disque tourne en boucle. Allongée sur lit un crasseux : Valérie Solanas, féministe américaine extrémiste connue pour sa tentative de meurtre sur Andy Warhol en 1968. Au chevet de cette femme-marionnette, la mort, apprêtée telle Marylin Monroe.

Ainsi commence Chambre noire, pièce créée et interprétée par la comédienne et marionnettiste norvégienne, Yngvild Aspeli et présentée pour la première fois en France à Charleville-Mézières. Pour cette nouvelle création, l’ancienne élève de l’Esnam (7e promotion), s’inspire une fois encore d’un auteur contemporain : la Suédoise, Sara Stridsberg, et de son roman La faculté des rêves.

A travers le portrait de Valérie Solanas, femme paradoxale, forte et fragile, extrême féministe et prostituée, écrivaine et chercheuse, la compagnie Plexus polaire porte un regard sur la société actuelle. Dans une mise en scène, mêlant marionnettes figuratives à taille humaine et miniatures, fourrures et paillettes, théâtre d’objet et vidéo, le récit de la vie de Valérie Solanas apparaît fragmenté. Souvenirs et personnes clefs se succèdent pour mettre à nu un être en chute libre.

Yngvild Aspeli donne vie aux sentiments les plus enfouis. Seule actrice et marionnettiste sur la scène, elle est accompagnée de la percussionniste Ane Marthe Sørlien Holen pour orchestrer ce dernier cabaret chaotique. La compagnie Plexus Polaire, est implantée depuis juillet 2015, à Nevers, en Bourgogne. Les équipes de créations mêlent différentes nationalités, notamment française et norvégienne.

Retour en images : la ministre de la culture Audrey Azoulay dans la capitale des arts de la marionnette

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La ministre a rencontré la directrice du festival mondial des théâtres de marionnettes (FMTM), Anne-Françoise Cabanis (à g.) ainsi que le directeur de l’école et de l’institut de la marionnette, Eloi Recoing (3e rang)

Voilà qui finit d’installer définitivement Charleville-Mézières comme capitale des arts de la marionnette si cela était encore nécessaire. Tant qu’il en était encore temps, avant que les présidentielles n’empêchent les déplacements  du gouvernement sur le terrain, la ministre de la culture, Audrey Azoulay a choisi la ville de Jacques Félix, fondateur de spetites comédiens de chiffon, pour annoncer une série de mesures importantes pour le monde de la marionnette.

Un label national pour les arts de la marionnette

Au premier rang : la création d’un label, comparable à celui de scène nationale, qui permettra d’identifier nettement les pôles marionnettes nationaux, lieux d’excellence et de diffusion. Une reconnaissance attendue depuis longtemps par la profession qui se bat pour qu’enfin la marionnette sorte du champ de ‘enfance et du grand guignol dans lequel l’imaginaire collectif populaire a tendance à le cantonner.

La ministre a par ailleurs rappelé le soutien financier de l’état dans un plan pluriannuel 2016-2017, en hausse de 15 %, soit une enveloppe supplémentaire de 800.000 euros sur deux ans. Ce soutien revient en partie à la nouvelle école nationale des arts supérieures de la marionnette actuellement en construction (+ 149.000 euros) ainsi qu’au festival des théâtres de marionnette carolo (+80.000 euros).

A voir en images ci-dessous

La ministre avait commencé par la librairie associative Plume et Bulle sur les conseils du député Christophe Léonard.  Après une visite studieuse et une dégustation maison (la cuisine Cook and book est ouverte depuis quelques mois), elle s’est rendue sur le chantier de la future école et également fait un tour du centre ville (rues piétonnes, place ducale et musée de l’Ardenne où elle a salué les directrices des deux musées). Trois heures après son arrivée à Charleville-Mézières, elle est repartie comme prévue pour Paris. Imprévu en revanche avant son arrivée à Charleville, son passage au Louvre où un « attentat à caractère terroriste » avait eu lieu à 10 heures le matin.

A lire aussi : Le Tout-Paris dans les Ardennes, l’Avenir, édition du Luxembourg, samedi 4 février 2017.

C’est la quinzaine des documentaires à Charleville-Mézières

Huit documentaires en deux semaines, à Charleville-Mézières. Ce n’est pas si courant. Après La Guerre des graines, programmé samedi dernier à la médiathèque, par Solidarden dans le cadre de la semaine de la solidarité internationale, voici ces 18, 19 20 novembre au Métropolis et le 25 novembre à la médiathèque Ronde Couture, sept autres documentaires qui traitent entre autres des réfugiés, du climat, de l’Europe et de la sécurité sociale.

Festivals Attac et Migrant scène…

Autant de thèmes évoqués au quotidien dans les médias de façon parfois superficielle, souvent partielle, la plupart du temps un thème chassant l’autre dans les titres de Une qu’il soient écrits, audio ou télévisés. Comment entrer dans leur complexité au train où vont ces choses ?

Grâce au Festival Attac et au festival Migrant scène, l’occasion vous est donné de faire une pause, de regarder, de réfléchir et d’échanger.  Ces documentaires proposent d’aborder ces différents sujets depuis un point de vue original, documenté de l’intérieur et sur un laps de temps un peu plus long que celui d’une brève de quelques secondes.

…Yolande Moreau, les Yes Men, un trader devenu instituteur

Aux commandes notamment : la formidable Yolande Moreau, l’ex Deschiens devenue réalisatrice, a le regard toujours fin ; un trader devenu instituteur, Gilles Vernet ; encore les Yes Men dont les canulars politiques et militants font le tour du monde… Pour répondre aux questions et animer les débats : Christel Sauvade, directrice de l’ALE et présidente d’Energie partagée ; Francis de Walque, d’Attac Charleroi et Henri Sterdyniak co-animateur des économistes atterrés ou encore Michèle Leflon, médecin hospitalier, ancien conseiller régional, Catherine Orsat et Sylvain Maouche de la Mutuelle Santé 08.

Le programme du festival Attac 08

A noter que pour la soirée du vendredi, le reportage « Loza » a été remplacé par le film « la Nuit remue » (45 min).

Le festival Migrant scène propose le vendredi 25 novembre à partir de 18h30 à la médiathèque de la Ronde Couture la projection du film « Yéma ne viendra pas » suivie d’échanges entre le public, des membres de la CIMADE Ardennes, ainsi que Sylvie Zzani de la compagnie « On regardera par la fenêtre » qui organise des rencontres culturelles sur les questions liées, entre autres, aux personnes sans-papier.
Le film retrace la vie d’une femme arrivée d’Algérie avec son mari en 1965, et qui a dû par la suite élever seule ses 9 enfants. Résumé plus complet ici.