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Exceptionnel : l’île de Java s’invite place Ducale

Wayang Golek

Extrêmement rare en Europe. Wayang Facto, une troupe venue d’Indonésie, jouera sur la place Ducale durant 5 heures un Wayang Golek Purwa : un théâtre total qui bouleverse les repères classiques des spectateurs.  Si le Wayang Golek est centré autour d’un seul marionnettiste, le Dalang, qui manipule des marionnettes à tige et en bois (les wayang golek), il stimule aussi tous les sens. Même le goût.

Chef d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité

Dalang (3)Voix du Dalang, chants et musique joué sur le Gamelan par une quinzaine de musiciens, odeur des kreteks, fumées en continu sur scène ou encore le fumet des sate de chèvre ou celui des cacahuètes cuites à la vapeur au sein du petit marché, autour de la scène. Souvent joué lors des cérémonies familiales, le Wayang Golek dépasse le simple divertissement.

Des centaines de spectateurs, tous âges et sexes confondus, franchissent parfois plusieurs kilomètres sur les hauts plateaux de Java pour y assister. Ils y cherchent non seulement des enseignements et des informations politiques, économiques, religieuses et sociales, mais également une autre vie, partagée socialement. Les performances ont lieu en plein air et durent entre 7 et 9 heures, approximativement de 20 heures à 3 ou 5 heures du matin.

Autant que le récit, la performance et l’expérience esthétique et sociale totale comptent dans le Wayang Golek. C’est à cet échange, ce moment de vie intense que sont conviés les festivaliers. Le Wayang Golek sundanais fait partie du Wayang Indonésien, proclamé chef d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité par l’Unesco en 2003.

Une affiche inspirée par Chucky

fmtm17_rvb_verticalAvez vous déjà vu l’affiche du prochain festival mondial des théâtres de marionnettes qui se déroulera du 14 au 24 septembre 2017 ? Pour la première fois de son histoire, il s’agit d’une photographie. Image étrange et dérangeante d’un homme devenu marionnette, à moins que ce ne soit le contraire. Cette mise en scène a été réalisée et photographié par l’artiste plasticien contemporain, Mehryl Levisse connu depuis plusieurs années pour ses mises en scène loufoques et dérangeantes de son corps dans des décors surannés.

Une figure montante de l’art contemporain

« Je me suis inspiré des films d’horreur et fantastique, où le pantin ventriloque était très souvent utilisé », explique-t-il, n’hésitant pas à citer Chucky, parmi ses sources d’inspiration. Personnellement, c’est dans un épisode de la quatrième dimension (La marionnette, saison 3 épisode 33) que m’a transportée cette image déroutante.

Après François de Bus et Julie Faure-Brac, Mehryl Levisse est le troisième artiste choisi par les organisateurs pour réaliser le visuel du festival. Carolomacérien d’origine, il est surtout une figure montante de l’art contemporain, de plus en plus demandée depuis qu’il a obtenu les prix Arte et Canson en 2011 et 2012.  Son travail a  été notamment présenté à Beaubourg à Paris fin novembre et sera à New York en juin prochain, entre autres. On  reverra aussi  son travail dans Charleville-Mézières d’ici le printemps. Le dévoilement de l’affiche du festival mondial des théâtres de marionnettes (FMTM) est un temps voulu fort par les organisateurs qui souhaitent élever la discipline marionnettique au rang d’art et la sortir des stéréotypes enfantins.

D’autres oeuvres pour la Fête de l’ours le 8 février au musée de la Chasse et de la nature

Le travail de Mehryl Levisse sera aussi présenté au Musée de la Chasse et de la Nature à Paris (3e), le 8 février lors de la Fête de l’ours (là on se croirait en plein David Lynch, non ?) : « un événement mêlant exposition et performances ainsi qu’une grande soirée dans les « sous sols » du musée », explique l’artiste. « Pour cette occasion, le Musée de la Chasse et de la Nature m’a commandé deux nouvelles oeuvres : un papier peint réalisé spécialement pour l’événement (…), ainsi qu’un masque tête d’ours (…) constitué de matériaux nobles (tapisserie, cuir, fil d’or, fourrure…). » Cet automne, il est attendu dans le hall de la bibliothèque des arts décoratifs où il doit créer in situ une oeuvre monumentale.

 

Ardenne sauvage, une bouffée d’air sur le web

legoutdelecorceLa toile aurait tendance à vous asphyxier ? Le rythme de l’info en continu à vous lobotomiser ? Prenez 10 minutes de respiration en suivant le premier épisode d’Ardenne sauvage, un web documentaire réalisé par le photographe belge Martin Dellicour. Intitulé Le goût de l’écorce, ce premier volet propose un pas de côté frais et poétique dans le fracas du quotidien et suit la vie d’un artiste, Joost vivant au coeur du massif ardennais.

Une vision inattendue et kaléidoscopique de l’Ardenne

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