Première mondiale : Oscyl, quand la marionnette s’invite sur la scène contemporaine

Oscyl, création pour quatorze présences ; chorégraphie :  Héla Fattoumi – Eric Lamoureux – Danse et art plastique.

02.Oscyl repetition Eric LamoureuxOscyl. Cette création 2017 des deux grands chorégraphes Héla Fattoumi et Eric Lamoureux, directeurs du Centre chorégraphique national de Franche-Comté à Belfort, pourrait être un marqueur fort dans l’histoire des arts de la marionnette. Au minimum, cette première mondiale sera-t-elle révélatrice de la porosité des disciplines artistiques et de la nouvelle dimension prise par la marionnette sur la scène contemporaine. Ci-contre : photo de répétition par Eric Lamoureux.

Avec Oscyl, Héla Fattoumi et Eric Lamoureux s’emparent de l’objet pour revisiter leur art à travers une thématique qui leur est chère : l’altérité. Après avoir exploré l’autre dans la diversité des cultures (Just to dance), l’espace en dansant sur un plateau sans aucune surface plane (Wave), ou encore le corps caché derrière un niqab (Manta), le duo étudie ici la « dynamique de l’altérité »  en convoquant sur scène quatorze présences : sept sculptures biomorphiques à échelle humaine (inspirées de l’entêté ailée de Hans Arp) et sept interprètes.

Si la marionnette traditionnelle est absente, il s’agit pourtant bien là de manipulation. Un nouveau langage s’invente sous les yeux du spectateur entre cette forme sans bras ni jambe qui répond aux sollicitations du danseur allant parfois même jusqu’à une certaine autonomie dans ses mouvements.

Sur scène, deux peuples radicalement distincts sont mis en relation et évoluent en fonction du type d’imaginaire convoqué par la danse, du plus concret (l’oscyl devient danseur de salon) au plus expérimental (le danseur tente de prolonger l’objet).

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