Archives mensuelles : mars 2016

Riche samedi en librairies

Ce samedi, à la croisée du printemps des poètes et du festival Femmes en art, deux événements au minimum peuvent valoir le déplacement :

De 15 heures à 18 heures, à la librairie Arch’Libris (28 place d’Arches), l’Association Art & passion du Livre en Ardenne propose une démonstration d’impression traditionnelle sur une presse à bras datant de 1850. Retrouvée dans l’ancienne bibliothèque de la place Jacques Félix, cette presse, contemporaine de Rimbaud, a été rénovée par l’association qui imprimera pour l’occasion le poème « Voyelles » de Rimbaud, composé en typographie au plomb.

IMG_5412A partir de 14 heures, à la librairie Plume et Bulle, une séance de rencontre et de dédicaces aura lieu autour du magnifique roman graphique d’Alain et Désirée Frappier, Le choix.

Il revient sur 40 ans d’histoire du côté des femmes et de leur droit à user librement de leur corps.

Journée des femmes, d’où ça vient au juste ? L’historienne et maître de conférence Françoise Picq répond

Le Collectif 8 mars, UPPERKUT. Illustration : Sophie Casson.
Le Collectif 8 mars, UPPERKUT. Illustration : Sophie Casson. Il a de la gueule ce logo québecois, non ?

Journée de la femme, fête de la femme, journée des droits de la femme… Comment ça s’appelle déjà ? Journée internationale des femmes ! En ce mardi 8 mars, tout le monde ne sait pas bien, pourquoi, d’un coup, c’est aujourd’hui qu’on célèbre les femmes, ni ce qu’il faut faire.

Certains penseront bijoux, bonbons, fleurs ou champagne. Laissez tomber les frais, prenez plutôt la résolution que ce 8 mars se renouvelle dans les faits chaque jour et choisissez de répartir les tâches tous les jours, d’augmenter les salaires, etc…

« 1910 fait référence, avec Clara Zetkin et la conférence internationale des femmes de Copenhague »

Car cette journée internationale des femmes est loin d’être une fête mercantile comme celle  des grands mères, des mères, des pères, etc. Elle s’ancre dans des décennies de lutte et a commencé à être célébrée il y a plus de 100 ans. Dans plusieurs de ses textes depuis les années 70, la chercheuse historienne et maître de conférence en science politique, Françoise Picq a cherché à « démêler le vrai et le faux » sur la genèse de cet événement qui cristallise d’autres combats politiques, ceux de la lutte des classes.

Si le site des Nations unies ancre la première journée de la femme en 1909 suite à l’idée du parti socialiste américain d’organiser une woman’s day, l’historienne Françoise Picq nous explique au téléphone que ,  » 1910 fait référence avec Clara Zetkin et la conférence internationale des femmes de Copenhague « . A cette date, il est décidé qu’elle sera célébrée tous les ans. Le 8 mars n’apparaît pas encore. Et les motivations ne sont « pas si féministes » que ça puisqu’une des décisions prises interdit « toute collaboration avec les féministes de la bourgeoisie ».

Officielle en France depuis 1982

La date du 8 mars sera officiellement célébrée en Russie à partir de 1921 et fait suite à une manifestation d’ouvrières et de femmes en 1917,   » contre la vie chère et pour le retour des hommes du front », indique Françoise Picq dans son texte Démêler le vrai et le faux. La journée internationale des femmes n’est officialisée qu’en 1977 par les Nations Unies et en 1982 par la France.

Pour en savoir plus, lisez le texte « Démêler le vrai et le faux » de Françoise Picq , assorti d’une note bibliographique inspirante.

Pour débattre du sujet ce soir vous avez le choix. Entre autres :

A noter dans les jours à venir le programme FEMMES EN ARTS, concocté par Free culture.

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La Domination Masculine posterPour son prochain ciné-débat,  Attac 08 propose le mardi 8 mars à 20 heures au cinéma Métropolis, le film La domination masculine du réalisateur belge Patric Jean (durée : 1 h 43).  

« Il s’agit d’un film drôle, volontairement provocateur qui incite au débat… » expliquent les organisateurs. Des membres de l’association Femmes Relais 08 seront présents afin d’échanger avec le public à la fin de la projection.

Egalement porte-parole de Zeromacho, une organisation internationale d’hommes pour l’égalité avec les femmes, Patric Jean a d’autres films documentaires à son actif. Entre autres  : Les enfants du Borinage, lettre à Henri Storck (1999),  La raison du plus fort (2003), D’un mur l’autre – de Berlin à Ceuta Road movie documentaire ( 2008).

Il est aussi l’auteur de plusieurs essais : Pas client, plaidoyer pour abolir la prostitution (novembre 203) et Les hommes veulent-ils l’égalité ? (éditions Belin, avec le laboratoire de l’égalité, collection égale à égal) .

Tarif : 6 euros

La bande annonce sur le site allociné.